Dimanche 06 Juillet 2008
Mascara – Surproduction et récoltes précoces
Après avoir atteint les sommets jamais égalés auparavant, la pomme de terre est en train de dégringoler, depuis quelques semaines, jusqu’à 10 dinars le kilo au niveau du marché de gros de Khessibia, en raison de l’abondance de la production et des récoltes précoces dues aux conditions climatiques. Ainsi, au grand bonheur des consommateurs, particulièrement ceux issus de conditions sociales modestes
et qui se réjouissent devant ce don du ciel inespéré, la pomme de terre redevient, mais pour combien de temps encore, le plat préféré du pauvre. Sentiment que ne partagent pas forcément les fellahs qui voient déjà là s’envoler tous leurs espoirs de faire des bénéfices, au vu des grands sacrifices financiers, qu’ils disent avoir consenti au cours de cette saison agricole. Si l’on en croit le représentant des mandataires du marché de gros de Khessibia, le prix de cette pomme de terre aurait même dégringolé jusqu’à 10,00Da le kilo, soit la moitié du prix demandé au niveau des autres marchés du pays. Et de mettre à l’index l’abondance de la production et de la récolte précoce simultanée. Cette chute des prix aurait incité certains petits fellahs à garder leurs récoltes à leur niveau, encore quelque temps, plutôt que de les brader au marché. Ce qui veut dire qu’ils espèrent voir remonter les prix, à moins qu’ils ne préfèrent les céder à des intermédiaires et éviter ainsi les frais de transport.
Cette situation fait le bonheur également des spéculateurs, qui se préparent à stocker leurs collectes dans les chambres froides de la région, en attendant de les écouler à la veille du mois de Ramadhan, qui coïncide avec le début du mois de septembre. Après tout, ils n’ont plus que 45 jours à attendre. Ces mêmes spéculateurs ont, rappelle-t-on, contribué à la hausse vertigineuse des prix, en n’approvisionnant le marché qu’au compte-gouttes, alors que la pénurie battait son plein. En attendant cette autre échéance brûlante, les citoyens sont décidés à profiter au maximum de l’aubaine qui leur est ainsi offerte, pour se payer des frites et autres ragoûts à bon compte.
 
M. Mahi
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Jeudi 03 Juillet 2008
En direct de Sidi Ali fait par notre Frère Ali


 

MARCHES

p. de terre

Carotte

oignons

tomate

 

MOSTA

30DA

40 DA

15 DA

25 DA

 

SIDI ALI

30DA

40 DA

15 DA

35 DA

 

SIDI LAKHDAR

30

30

15

30

 

 


 


 


MARCHES

sardine

poulet

agneau

MOSTA

140 DA

200 DA

660 DA

SIDI ALI

120 DA

220 DA

520 DA

SIDI LAKHDAR

120

22000

500

 

 

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Jeudi 03 Juillet 2008
Lors d’une entrevue avec les deux chefs de Cour de la wilaya de Mostaganem, en l’occurrence messieurs Tayeb Belhachemi et Kada Hamadi, on apprendra que l’institution judiciaire locale, représentée par les tribunaux de Mostaganem, de Aïn Tédelès et de Sidi Ali ainsi que la Cour, n’enregistre aucun retard dans le traitement des dossiers, en matière civile, pénale ou administrative. A titre d’illustration, les responsables soulignent que la seconde session criminelle, actuellement en cours, traite des affaires dont les faits se sont déroulés durant le premier trimestre de l’année 2008. Ces efforts, souligneront nos interlocuteurs, prouvent que la justice et ses auxiliaires sont tous engagés afin de rapprocher davantage cette institution des préoccupations des citoyens. Ces derniers enregistrent une meilleure prise en charge au niveau de l’ensemble des structures, contrairement aux lenteurs enregistrées par le passé. Cependant, ces efforts appréciables sont entrepris dans des locaux exigus et peu fonctionnels, ce qui rend la tâche des magistrats très pénible. C’est pourquoi, citoyens et magistrats attendent avec impatience l’inauguration et l’entrée en fonction de la future Cours de Mostaganem. Selon des informations, sa livraison pourrait intervenir dès le mois d’août prochain. Confiée à une entreprise de construction chinoise, cette structure, plus ample et plus fonctionnelle, s’élève à l’entrée de la route d’Oran. La pose de la première pierre avait été faite par le président Abdelaziz Bouteflika le 29 juillet dernier, il y a de cela seulement onze mois.

Par B. Larbi

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Mardi 01 Juillet 2008
Mostaganem
Le tribunal criminel près la cour de Mostaganem a condamné la dénommée H.B., âgée de 20 ans, une mère célibataire, à 3 ans de prison ferme pour homicide volontaire sur son nouveau-né.

Les faits jugés se sont déroulés au cours du dernier Aïd El-Adha quand la mère célibataire, originaire du douar Ouled Ahcène (commune de Sidi Lakhdar) a égorgé son nouveau-né de sexe masculin, tout juste après l’accouchement survenu le premier jour de l’Aïd.


Le corps a été ensuite dissimulé dans un four traditionnel (koucha) avant d’être enveloppé dans un morceau de tissu, dans le but, semble-t-il, de son incinération. Le crime a été cependant découvert par un membre de la famille qui a aussitôt averti la brigade de gendarmerie nationale. Le lendemain de l’homicide, la mise en cause a été interpellée. Hier, devant le tribunal criminel de Mostaganem, l’accusée a reconnu les griefs retenus contre elle. Dans son réquisitoire, Le procureur de la République a requis 12 ans de prison ferme tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes. A l’issue des délibérations, H.B. a été condamnée à 3 ans de prison ferme.

Lakhdar Hagani

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Mardi 01 Juillet 2008

par Ayache Djamel

11.000 employés dans le secteur de l'éducation sont privés des oeuvres sociales depuis 4 ans, avons-nous appris auprès des travailleurs du secteur. Selon ces derniers, le département des oeuvres sociales est confronté à des conflits et des instabilités depuis 1995, accentués par la fermeture du compte courant des oeuvres sociales, suite à une décision de justice. «17 milliards de centimes dorment dans les caisses des oeuvres sociales», estiment les travailleurs».
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Samedi 28 Juin 2008
Le texte est de notre frère Ali.
LA GROTTE DE FRACHICH là ou M.pelissier a commis son odfieux forfait (1000 personnes des ouled riah ont été asphyxiées le 17 juin 1845 après qu'elles s'y refugièrent après l'arrivée des colonnes françaisqes dans notre région) se trouvent à une vingtaine de kilomètres à l'est de sidi ali.
nous étions un groupe d'enseignants accompagnés de nos élèves à la vister l'année pasée.
Nous avons filmé les lieux et le récit poignant de M. Zaiti professeur au lycée Darabid de sidi ali.
NOUS ne pumes retenir nos larmes à l'évocation des cris d déchirants que les soldats présents ont rapporté dans leurs rapports.
C'est un haut lieu d'histoire que nous essayons de transformer en musée .Pour l'instant très peu de personnes le vistent car c'est une région accidentée et l'entrée de la grotte est ensevelie sous les rochers que Plissier à condamnée pour en  interdire l'accès . Ajoutons  à cela que cette grotte à été utilisée par les combattants de la grande révolution .Quelques uns ont subi le meme sort que leur frères de combat. Les élèves ont découvert le squelette d'un martyre que nous avons filmé.
Par la même occasion, je félicite le directeur de notre Musée  Kies El Hadj ainsi que le jeune Namir Abdelkader pour son site que je recommande
http://membres.lycos.fr/sidiali/

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Mercredi 25 Juin 2008
Marchés   P de terre  Carotte  Oignons Tomate  Sardine Poulet   agneau
Mosta                 30             40            15        25           140     200             660
Sidi ali                30             40           15         35           160     205             520
Sidi LaKhd        30             30           15         30           150      220            500
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Samedi 21 Juin 2008
La wilaya de Mostaganem vient d’enregistrer, en ce début de saison estivale, une première noyade.
Un jeune homme répondant aux initiales B.A., âgé d’environ 18 ans et originaire de la commune de Tazgaït, s’est en effet noyé ce vendredi, vers 15 heures, au niveau de la plage de Petit Port relevant de la commune de Sidi Lakhdar, dans une zone non surveillée.
Alertés, les services de la Protection civile se sont rendus sur les lieux où, avec de grandes difficultés, à cause d’une mer agitée, ils ont réussi à repêcher le corps sans vie de la victime. Selon nos informations, le jeune Ahmed était coincé entre deux rochers.
La dépouille a été évacuée vers la morgue de l’hôpital de Sidi Ali en vue d’être autopsiée. Les
services de sécurité ont ouvert une enquête.
Lakhdar Hagani
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Jeudi 19 Juin 2008

Un nouveau recteur pour l’université

De source officielle, on apprend non sans surprise, qu’un nouveau recteur a été installé officiellement, hier mercredi, à la tête de l’université de Mostaganem par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en présence des autorités locales et de la wilaya.

Il s’agit en l’occurrence de M. Seddiki Salah-Eddine, qui dirigeait auparavant la faculté de Médecine relevant de l’université d’Oran. L’ancien recteur, en l’occurrence M. Kadi Mohamed Amin, a été selon la formule consacrée, appelé à d’autres fonctions. Ce changement qui semble intervenir à l’improviste, laisse beaucoup de questions en suspens et que se posent bon nombre de cadres et de professeurs universitaires. En effet, ces derniers ne cessent de s’interroger sur les raisons de ce remplacement inopiné, auquel personne ne s’attendait du moins dans la famille universitaire. «D’habitude, remarquent à juste titre ces derniers, toutes les affectations ou mutations se faisaient, soit au début soit à la fin de chaque année universitaire. Espérons pour l’ancien titulaire, que son remplacement n’est pas lié à une raison de santé.

Lakhdar Hagani

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Mercredi 18 Juin 2008
Nekmarya survit grâce à une agriculture de subsistance

Cette zone montagneuse est entrée dans l’histoire par une porte de secours. C’est sur ses terres, dans le douar Frachih, exactement au niveau de la grotte éponyme, où durant les journées tragiques des 18 et 19 juin 1845, le sinistre Pélissier, à la tête de plus de deux bataillons qu’accompagnaient de zélés serviteurs autochtones qui lui servaient de guides, commettra l’un des plus abjects crimes de guerre du 19ème siècle.

Poursuivant la tribu des Ouled Ryah qui avait trouvé refuge dans la grotte, le criminel soldat s’empressera d’en fermer les issues et d’y mettre le feu. Plus de 1 000 personnes, entre hommes, femmes et enfants, y mourront asphyxiés. C’est en hommage au combat singulier des hommes de toute la région du Dahra, durant la longue nuit coloniale mai également durant la décennie noire, qu’El Watan est allé à la rencontre des ces populations qui sont et pour toujours la fierté non pas uniquement de l’Algérie, mais de l’humanité entière. Nous y avons rencontré des hommes, jeunes et plus aguerris, fiers de leur passé et décidés à se forger un avenir. Le hameau perché sur une abrupte colline semble assommé par le soleil couchant. Les quelques boutiques qui font face à l’austère mairie du village attendent désespérément une introuvable clientèle. Le chemin en colimaçon qui traverse comme un lacet le village, réserve par endroit des surprises dont on pourrait aisément se passer. Le jeune maire qui accepte avec empressement de nous recevoir en sa demeure, semble mesurer l’étendue de sa mission.

Car à Nekmarya, sur ces contreforts de la chaîne montagneuse du Dahra, à seulement quelques lieues des anciens maquis islamistes de sinistre mémoire, le seul représentant de l’autorité, avec la minuscule caserne des gardes communaux, reste le maire. Celui-ci fait un bref exposé sur l’état des lieux. La principale ressource de cette commune, pour ne pas dire l’unique, demeure incontestablement l’agriculture. Les terres morcelées et fortement accidentées constituent l’ultime refuge pour ces populations besogneuses. Sur la route fortement cabossée qui mène au village, nous croisons une population bigarrée et travailleuse. Les chaleurs de l’après-midi devenant moins agressives auront fait sortir dans les champs filles, femmes et enfants. Les minuscules parcelles de pois chiches et de céréales sont les plus visitées en raison de l’entame des premières moissons. Ici, chaque famille possède son aire de battage. A l’aide de rouleaux de pierres datant de l’ère punique, que tirent avec application les dociles ânes, les touffes de blé se laissent écraser afin d’extraire les grains qui sont ensuite séparés de la paille en soulevant vers le ciel le précieux mélanges. Ce sont la densité des grains et la force du vent qui, en se conjuguant, parviennent à éloigner les pailles. Les grains, plus lourds, se regroupent au pied de l’opérateur qui voit le tas se former à chaque effort. Car, à Nekmarya, même s’ils en avaient les moyens, les agriculteurs ne peuvent se payer le luxe de ramener une moissonneuse batteuse.

Non à l’amnésie

Les terres vallonnées ne laisseraient aucune chance à ces lourdes machines. Alors que la plupart des habitants continuent à recourir à la bonne vieille faucille et à la dextérité légendaire des moissonneurs, il y en a des plus chanceux qui disposent d’une minuscule moissonneuse lieuse. Monté sur 3 roues, qui lui assurent une formidable maniabilité, l’engin permet de travailler sur une largeur d’un mètre. Mais en ces temps d’intense chaleur, Nekmarya se souvient et ses souvenirs sont des plus douloureux. En effet, il y a de cela 163 ans, le sinistre colonel Pelissier massacrait plus de 1 000 personnes appartenant à la tribu des Ouled Ryah. Ayant colmaté les deux entrées de la grotte, il fera un énorme brasier que les habitants du douar Frachih continuent de se raconter entre générations. Ce crime, qui parait si lointain, est encore très vivace. Tour à tour, Boukhari, secrétaire général de la mairie, Benabed et Abdelkader Ennayeb, élus à l’APC, se relayeront pour dire combien leur commune qui a tant donné – on y compte en sus des 1 000 à 1 200 victimes asphyxiés dans la grotte, pas moins de 73 chouhada de la guerre de libération-, continue de vivre les affres d’un sous développement endémique.

Benabed soulignera qu’une région qui a donné 73 martyrs, mérite un geste de la part des responsables. A la vielle du 163ème anniversaire des enfumades, chez nos interlocuteurs, tant parmi les jeunes agriculteurs du douar Frachih que chez les personnes rencontrées au niveau du chef-lieu de la commune, le sentiment d’une profonde amertume est largement dominant. Ici, personne ne comprend, ni n’admet qu’après autant de souffrances et de sacrifices consentis, rien n’a été entrepris afin que la mémoire collective soit ravivée. Tous souhaitent que le gouvernement fasse un effort de réhabilitation de cette région. L’une des toutes premières opérations souhaitée est de rendre un vibrant hommage à toutes les victimes de ce terrible crime colonia. Cet hommage se devra d’être solennel et national. Car après 163 ans, il n’est plus permis d’entretenir l’oubli, comme si ce combat ne nous concernait plus. Car chez les gens d’ici, la coupe est tellement pleine qu’il serait temps d’agir pour que l’espoir revienne.

Par Yacine Alim
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