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Mercredi 30 Juillet 2008
par H. B.

La presse locale a été conviée par le commandant du groupement de la wilaya à prendre part durant 24 heures, avant-hier, avec les éléments de la gendarmerie nationale dans le but de connaître les conditions dans lesquelles la gendarmerie accomplit sa noble mission. La presse locale a été reçue à la brigade de Sidi Lakhdar par le chef de brigade et le chef de la compagnie de Ouled Boughalem en l'occurrence le capitaine Belkadi Yacine. Après avoir donné un aperçu des différentes étapes, les éléments de la gendarmerie nationale menés par le capitaine se sont déplacés au douar Ouled Belarbi situé à Zekakera, suite à une plainte portée par les parents d'un jeune homme. Ce dernier après avoir menacé ses parents n'a pas hésité à détruire meubles et appareils électro-ménagers. Sur les lieux, les parents larmes aux yeux ont expliqué la situation qu'ils endurent avec leur fils marié et père de plusieurs enfants. En cavale, les services de la gendarmerie lui ont adressé une convocation.

La seconde étape, était celle de la plage de Petit Port. Le cortège a sillonné les principales rues du village avant que les éléments ne foulent les deux plages à pied. Les estivants dont la majorité sont étrangers à la wilaya et venus de celles de Chlef, Relizane, Alger, ainsi que du Sud, n'ont ménagé aucun effort pour répondre à nos questions. Ils ont choisi ce coin selon eux eu égard à la sécurité qui y règne.

L'après-midi, le cortège s'est dirigé vers une autre plage Aïn Brahim située à quelque 5 km de Petit Port. Une opération similaire a été effectuée et notre présence a attiré certains curieux venus s'enquérir de la situation. Les gendarmes ont conseillé aux estivants de respecter le règlement concernant les jeux sur la plage, ballon ou autres, jugés violents et qui peuvent incommoder les baigneurs. L'étape suivante a consisté à assister à un barrage dressé par la brigade motorisée au carrefour Aïn Brahim - Petit Port. Les motards règlementaient la circulation et vérifiaient de temps à autre les papiers des véhicules. Un axe important du fait qu'il est réputé pour ses accidents mortels. Le capitaine nous a expliqué sur les lieux le rôle et le but de ces barrages. La virée suivante nous mena aux centres de la localité de Petit Port où les éléments de la gendarmerie ont assuré la fluidité de la circulation devenue très dense à la tombée de la nuit. Informés, les gendarmes se sont dirigés en trombe au port de pêche car des harraga s'apprêtaient à quitter les lieux. Sur place, et après une fouille minutieuse, un glisseur couvert d'une bâche bleue était découvert selon l'enquête, l'embarcation aurait été volée. Son propriétaire a rejoint quelque temps après les gendarmes en fournissant les papiers du glisseur. Les pêcheurs interrogés ont avancé qu'un autre glisseur de couleur blanche venait de quitter le port et à son bord des harraga. Des instructions ont été données aux différents éléments de la gendarmerie pour sécuriser la côte allant de Petit Port à Kaf Lasfar, du côté de la commune de Hadjadj distant de plus de 5 km.

Il était prêt de 2h du matin. Sur le retour, le cortège a fait une virée inopinée à la forêt longeant la plage de Petit Port. C'est un lieu où se rencontrent vendeurs et consommateurs de boissons alcoolisées. L'opération n'a rien donné, les lieux étaient déserts.

24 heures bien remplies durant lesquelles les services de sécurité ont dignement rempli leur noble et difficile mission et certains éléments (gendarmes) encore stagiaires ont bien profité de cette pratique sur le terrain.

Jeudi 24 Juillet 2008
Un gardien attribuait des logements !
L’administration ne manquait ni de services ni d’agents administratifs compétents pour ce genre de mission. Pourtant on a préféré confier la gestion de l’attribution des logements à un gardien vacataire ! Il en faisait des heureux et des profondément déçus, selon la “générosité” de chacun. Faute de preuves, personne ne se serait aperçu de rien, si ce n’est cette fâcheuse et maudite affaire qui a éclaté il y a une semaine. Une affaire qui a révélé qu’on devait mettre la main à la poche pour prétendre à un logement, et qu’on tente d’étouffer dans l’espoir de ne pas mouiller certains responsables. Au moins trois personnes sont, pour l’heure, connues pour avoir versé de grosses sommes au gardien présumé indélicat, disparu entre-temps, et dont la population s’impatiente de l’entendre dénoncer ses éventuels sociétaires. Au demeurant, le scandale alimente toutes les discussions dans les cafés !
Mercredi 23 Juillet 2008
Deux médecins et le directeur agressés

 

L’hôpital de Sidi Ali, une localité relevant de la wilaya de Mostaganem, vient d’être secoué par un acte de violence unique en son genre. Ainsi, après les établissements scolaires, c’est une structure hospitalière qui vient d’enregistrer un événement inqualifiable qui a vu deux médecins, dont un spécialiste, agressés par deux personnes alors qu’ils se trouvaient dans l’exercice de leur fonction.

Emportés par leur colère, les deux agresseurs ne se sont pas arrêtés là, puisque, sur leur lancée, ils ont également détruit plusieurs vitres à l’intérieur de l’établissement avant de s’attaquer ensuite au premier responsable de l’hôpital, à savoir le directeur. Tout a commencé, semble-t-il, lorsqu’une vieille dame, parente des deux individus, est décédée à l’hôpital suite à sa maladie, selon une source. Selon plusieurs citoyens, l’équipe médicale de l’hôpital est connue pour faire de son mieux pour satisfaire l’ensemble des patients. D’ailleurs, signalent d’autres sources, l’hôpital de Sidi Ali est considéré comme l’un des meilleurs de la wilaya grâce à la compétence de ses personnels tant médical que paramédical, la réception des malades et leur suivi médical de qualité. Une plainte a été déposée avant-hier auprès des services de sécurité et un sit-in est prévu par les travailleurs pour protester contre ce genre de comportement dans un établissement sanitaire.

Lakhdar Hagani

Lundi 07 Juillet 2008
Une véritable poudrière pour les communes

Les 100 locaux à usage professionnel, érigés par commune et destinés aux jeunes chômeurs qualifiés dans un métier, ont commencé à stresser sinon enfiévrer les élus locaux, quant à l’échéance de leur attribution.


C’est dans ce contexte que bon nombre d’associations et de personnes averties, estiment que ces locaux représentent de véritables poudrières, sur lesquelles reposeraient les communes de la wilaya de Mostaganem. C’est qu’en dépit des campagnes de sensibilisation, martelées d’explications et lancées par les trois dispositifs d’aide à la création de micro entreprises, tels l’ANGEM, l’ANSEJ ou la CNAC, nombreux sont les jeunes non diplômés, qui commencent à perdre espoir et montrent ouvertement des signes de ras-le-bol pour les uns et de dérision cachant leur mécontentement pour les autres. De plus, la confirmation de la décision du ministère de l’Intérieur, de ne céder ces locaux qu’à des professionnels, a pratiquement acculé au pied du mur les élus locaux et même les différentes commissions concernées par leur attribution. Selon eux, si les jeunes chômeurs se voient ainsi écartés au départ de cette attribution, alors à qui doivent profiter ces locaux, annoncés à grand renfort de publicité? A des professionnels disposant de moyens d’acquérir ces locaux ou à des jeûnes diplômés dans leur métier, avec l’intention évidente de lancer leur projet? Par ailleurs, les jeunes ayant déjà bénéficié d’aides issues des trois dispositifs sus évoqués, seront-ils considérés comme prioritaires?
Telles sont en tous cas les questions qui taraudent les jeunes, en particulier ceux qui n’ont aucune qualification. A titre de rappel, le programme en question vise la création d’un minimum de 300.000 emplois à ouvrir aux jeunes chômeurs, âgés de 18 à 35 ans, dans divers créneaux et à l’échelle nationale. Autrement dit, il faudra disposer de 150.000 locaux à travers l’Algérie, à raison de 100 locaux par commune, chacun employant une moyenne de deux jeunes travailleurs.
Pour en venir à la wilaya de Mostaganem, selon des sources fiables, 1.747 locaux sont prêts, soit 77% des 2.267 unités prévues dans le quota. Quant aux 520 locaux restants, ils seraient nous dit-on, en voie de réalisation. Ce faisant, plusieurs communes n’ont pu profiter pleinement du quota reçu en matière de locaux, et cela, faute de disposer suffisamment de terrains d’assiette, apprend-on à leur niveau. Toujours est-il que les jeunes, qualifiés ou non, piaffent d’impatience, en attendant l’attribution de ces locaux. Un virage bien délicat, que les instances chargées de l’opération, devront savoir négocier.

Lakhdar Hagani

Lundi 07 Juillet 2008

par Ayache Djamel

Quelque 380 ha de superficie plantée en tomate dans la région de Achaacha, Sidi Ali et Stidia ont été envahis par un parasite inconnu jusqu’à présent qui ressemble, selon les fellahs rencontrés, à une chenille de couleur verte qui a fait son apparition dans leurs champs depuis 3 mois. Selon un fellah de la région de Stidia, «le parasite inconnu attaque d’abord les feuilles (vigne) ensuite la tomate elle-même, cela risque de réduire considérablement la production d’autant plus que toutes nos terres sont cultivées en tomate». Selon un autre fellah frappé lui aussi par le phénomène, «tous les insecticides recommandés tels Spintor-Runner-Tracer n’ont pas donné de résultat, le parasite détruit tout devant lui, même les oliviers mitoyens de nos plantations n’ont pas été épargnés». Selon toujours notre interlocuteur, c’est en cherchant dans l’espace internet que nous avons appris que ce semblant de chenille s’appelle normalement Tuta-Absoluta.

Elle vient d’Argentine et du Brésil; ces deux pays disposent des insecticides pouvant combattre toutefois le parasite. Selon le directeur des Services agricoles de Mostaganem, «ce parasite qui a endommagé les plantations de tomate reste inconnu jusqu’à l’heure actuelle.

Pour les fins d’analyse, un échantillon d’une tomate détruite a été envoyé à un laboratoire spécialisé à Alger et on attend les résultats pour définir un traitement adéquat à ce phénomène.» Les fellahs de plusieurs régions de Mostaganem victimes interpellent les plus hautes autorités à leur venir en aide pour mettre fin à ce cauchemar qui dure depuis trois mois. «La culture de la tomate, qui se développe en l’absence d’organisation et d’encadrement, occupe aujourd’hui une grande place dans l’économie agricole nationale et aussi dans la vie quotidienne des ménages, la tomate devenue un produit de large consommation mérite d’être protégée», souligne un mandataire de Mostaganem.
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