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Lundi 26 Mai 2008
Mostaganem: Sidi Lakhdar pour un festival

par H. B.

Sidi Lakhdar abritera, le 4 juin prochain, le festival de wilaya pour la célébration de la journée mondiale de l'enfance. Une première dans l'histoire de cette commune. A cet effet, M. Amar Si El Kebir, directeur du centre culturel, en collaboration avec les autorités locales ont élaboré un programme sportif et culturel, un spectacle riche et en couleur sera offert au public présent au niveau de la salle des fêtes de la ville. De la musique au théâtre, en passant par le sport ponctué par un défilé achevé par un lâcher de ballons, le tout exécuté seulement par des enfants des différents établissements scolaires de plusieurs daïras. Cette journée sera également l'occasion pour les enfants poètes de mettre en exergue leur talent en plus du chant individuel. Quelque 250 enfants seront dotés de casquettes.
Dimanche 25 Mai 2008
Sidi Ali, Sidi Lakhdar: Des produits agricoles irrigués aux eaux usées détruits

par H. B.

De nombreux fellahs de la commune de Sidi Lakhdar utilisent les eaux usées de l'oued Abid pour irriguer leurs terres. Les superficies agricoles en question ont été localisées dans une zone traversée par cet oued comprenant, entre autres, les communes de Sidi Lakhdar et Sidi Ali qui y déversent leurs eaux usées. Devant le danger que présentait cette situation, la commission de daïra, forte de moyens humains et matériels a procédé, mercredi dernier, à la destruction de récoltes constituées principalement de maraîchers de saison. Du matériel a été également saisi.

La commission a transmis aux services compétents les noms des fellahs impliqués dans cette catastrophe pour qu'ils soient estés en justice. Ces derniers ne se souciant guère de la santé du citoyen et cela en dépit des campagnes de sensibilisation menées par les services concernés pour lutter contre les maladies à transmission hydrique.
Mercredi 21 Mai 2008

Douar Ouled Belhadj : Les écoliers endurent le calvaire

Le douar Ouled Belhadj avait tout pour prétendre à la postérité. Située sur les hauteurs de Cap Ivi.


Eloigné d’environ 7 km de Benabdelmalek Ramdane, chef-lieu de la commune, le douar tire ses maigres ressources de la forêt et de l’agriculture. Une agriculture de subsistance que l’absence d’eau rend aléatoire. A proximité de l’ex-SAS (services de l’action sociale de l’armée française) où habite une famille nombreuse, une école aura été érigée pour accueillir les enfants en âge d’instruction. C’est là que les premiers rudiments d’enseignement sont prodigués à ces enfants démunis. Dès l’accession au palier du moyen, ce seront les plus aguerris qui s’en iront vers le chef-lieu de commune. En effet, à Ouled Belhadj, il n’y a pas le moindre collège d’enseignement moyen. Pendant les années fastes, la commune avait mis en service un bus de transport pour les écoliers de la région. Durant toute l’année scolaire, ils seront plus de 300 à fréquenter le collège et le lycée par la seule grâce du bus communal. S’entassant à plus de 60, ils doivent impérativement se lever aux premières lueurs pour pouvoir être à l’heure en classe. Le bus trop exigu est obligé de faire plusieurs navettes successives pour emmener tout le monde. Des enfants et des parents nous ont assurés que pas moins de 3 navettes sont nécessaires pour ne laisser personne sur le carreau. Pour les plus aisés, il est possible d’emprunter des minibus privés moyennant 10 DA la place. Mais depuis 3 semaines, le bus communal serait à l’arrêt, ce qui oblige les potaches à débourser pour se rendre jusqu’à Benabdelmalek Ramdane. La panne du bus communal qui semble s’éterniser aura sensiblement profité aux transporteurs publics. Au nombre de trois, ces derniers disposent de micro bus où les enfants s’entassent comme ils peuvent, l’essentiel pour ces jeunes et vigoureux ruraux étant d’arriver à l’heure en classe.

Yacine Alim

Dimanche 18 Mai 2008

La diaspora algérienne au secours du petit Mounib

Un peu plus de deux mois après que son père eut lancé un appel à l’aide sur les colonnes du journal El Khabar, un appel comme on en lit des dizaines chaque jour dans la presse algérienne, le petit Mounib atteint d’une maladie orpheline a pu être évacué d’Alger jeudi dernier, avec sa mère, à destination de Rochester au Minnesota (Etats-Unis) sur un Learjet 35A, un avion-ambulance, de la compagnie américaine AeroCare.

Arrivé le soir même aux Etats-Unis après des escales aux Açores et au Canada, le petit Mounib, originaire de Birkhadem (Alger), a été immédiatement pris en charge par les médecins du prestigieux hôpital Mayo Clinic —meilleur hôpital aux Etats-Unis dans la branche neurochirurgie, selon le classement 2007 du magazine U.S. News & World Report. Le transfert de Mounib, 3 ans, atteint d’une myéloméningocèle, la forme la plus grave de la spina bifida, une malformation congénitale, a été rendu possible grâce à un élan de solidarité sans précédent sur Internet. Tout a commencé quand Racim, un Algérien de 24 ans vivant en France et qui a déjà à son actif plusieurs opérations de cybersolidarité a été alerté par un internaute sur le cas de Mounib. Racim, connu sous le pseudo de cimdziri dans la communauté des dzyoutubers. Il chargea Lyès Filali, un Algérien vivant entre Alger et Londres, d’aller chez la famille de Mounib et de réaliser une vidéo sur le cas du petit pour la présenter à des médecins en France. La vidéo a été postée sur youtube. Elle a été consultée plus de 15 000 fois sur ce dernier, en plus des incalculables autres sites où elle a été reprise. Cette visibilité a permis de faire une collecte d’argent qui devait faciliter une éventuelle hospitalisation en Europe ou en France. Racim a pu récolter autour de 13 000 euros et Lyès 45 000 dollars. Comme les médecins français tardaient à donner leur avis sur le cas de Mounib, Lyès Filali a pris contact avec l’Association algéro-américaine du Grand Washington (AAAGW) pour un possible transfert vers les Etats-Unis.Après cette décision, et du fait que le petit sera opéré gratuitement, Racim a décidé de se retirer de l’opération et de rembourser tous ceux qui lui ont envoyé de l’argent. « Les Français ont tellement traîné qu’il a fallu décider rapidement d’opter pour les Etats-Unis où les médecins sont hyperspécialisés dans ce domaine », affirme Dr Azzedine Stambouli, médecin algérien exerçant dans la région de Washington qui a utilisé son réseau de contacts pour trouver une prise en charge au malade et à sa maman. « Le spécialiste qui opérera Mounib a déjà réussi à séparer des siamois », ajoute-t-il. Avec l’appui de l’AAAGW, il a pu négocier pour que l’opération et toute la prise en charge à l’intérieur de l’hôpital soient gratuites. Mais le coût du transport par avion-ambulance s’élève à 93 500 dollars. L’AAAGW a pu récolter jusqu’à maintenant 81 000 dollars (Angleterre 45 000 dollars, les associations Centre culturel algérien et Astrolabe de Montréal 10 000 dollars, l’association des Algériens de Calgary 6 000 dollars et sa propre collecte 20 000 dollars). L’AAAGW compte sur la générosité de la diaspora algérienne pour réunir les 12 500 dollars manquants pour payer AeroCare. Elle espère aussi réunir une autre somme pour permettre à la mère de Mounib de se prendre en charge le temps de sa présence aux Etats-Unis, en plus des soins que pourrait nécessiter le petit. L’association met son site internet (www.aaagw.org) à la disposition des internautes pour leur apport – il n’y a aucun compte paypal. L’AAAGW qui a été mobilisée nuit et jour pour faire venir Mounib aux Etats-Unis se défend de faire de la récupération. « Nous existons depuis 1991, notre visibilité dans la communauté n’est pas née avec cette opération », affirme Smaïl Farid, vice-président de l’AAAGW. Comme quoi, près de 45 ans après un certain 5 juillet 1962, les Algériens semblent découvrir que le centre du monde s’est déplacé vers l’ouest ! Quel sera le sort des autres Mounib ? Doit-on faire appel au dzyoutubers dans un pays qui croule sous les dollars et qui n’arrive malheureusement pas à soigner convenablement ses enfants.

Samir Ben

Dimanche 18 Mai 2008
François Mitterrand donne à un officier l’ordre de tuer un prisonnier de guerre. Et se sentant coupable de cet ordre, il lui demande de camoufler l’assassinat (celui de L. Ben M’hidi, ndlr) en suicide.
Invité de «Ce soir ou jamais», l’émission de Frédéric Taddéi, diffusée dans la soirée de mercredi dernier sur France 3, le général Aussaresses récidive et revient sur son passé de tortionnaire et d’officier des services spéciaux de l’armée française, de 1942 jusqu’à sa mise à la retraite et son départ de l’armée en 1975. L’occasion était de parler de son livre-entretien intitulé : Je n’ai pas tout dit.
Un livre fraîchement sorti des presses, au titre provocateur et où le sulfureux général délivre un témoignage aux relents de scandale sur «la face cachée de la France.», selon le mot de Taddéi, l’animateur de l’émission. Trafic et vente d’armes pour les dictatures d’Amérique du Sud et le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud, instructeur enseignant les techniques de la guerre psychologique et de la torture aux agents des services spéciaux américains durant la guerre du Viêtnam et à ceux des dictatures d’Amérique latine notamment du Brésil sous le régime des généraux durant les années 1960 à 1970, et, bien sûr, travail de renseignement par l’usage systématique de la torture durant la guerre d’Algérie qu’il avouait dans un livre publié en 2001 et pour lequel il a été condamné pour apologie de crimes de guerre : Ce sont autant d’opérations pour lesquelles le général Aussaresses reconnaît avoir été missionné et agi au service et au nom de la République française. Il en a été ainsi lors de l’arrestation puis de l’exécution de Larbi Ben M’hidi. Une exécution déguisée en suicide, ordonnée, de l’aveu du général, par François Mitterrand, ministre de la Justice du gouvernement d’alors sous le général de Gaulle. Présent sur le plateau de «Ce soir ou jamais» pour débattre face au général Aussaresses, le célèbre avocat Jacques Vergès se livrera à un véritable réquisitoire où il mettra en accusation la France, patrie des droits de l’homme, allant même jusqu’à demander la déchéance de l’ex-président de la République française, François Mitterrand, des mérites et des honneurs que la République et l’Etat français ont rendu à l’auteur du célèbre : «il faut que le processus électoral et démocratique se poursuive…» et où il demandait aux Algériens, en 1992, de remettre les clés de la République entre les mains des intégristes du FIS. Jaques Vergès, qui répondait à une question du journaliste Taddéi, dira qu’il accepterait de défendre le général Aussaresses si celui-ci plaidait coupable. Et à l’avocat qui rapporte quelques détails édifiants du livre d’Aussaresses, d’ajouter : «Je trouve, à ce titre, le livre du général Aussaresses intéressant. Nous avons des dirigeants qui ont toujours à la bouche les mots démocratie et droits de l’homme, ils donnent des leçons au monde entier et à travers ce livre nous découvrons quoi ? Que le ministre de la Justice de la France, François Mitterrand donne à un officier l’ordre de tuer un prisonnier de guerre. Et se sentant coupable de cet ordre, il lui demande de camoufler l’assassinat (celui de L. Ben M’hidi, ndlr) en suicide. Ce n’est pas seulement le cas de Ben M’hidi, poursuit J. Vergès, mais de beaucoup d’autres prisonniers. A ce moment-là, je me pose une question : est ce qu’on peut continuer en France à avoir des rues, des places publiques et une bibliothèque qui portent le nom de François Mitterrand, cet homme qui a donné des ordres à des officiers français de tuer des prisonniers de guerre ?» Des propos qui sont une véritable mise à nu des crimes légitimés par la raison d’Etat et particulièrement de l’ex-président et ex-ministre de la Justice sous de Gaulle, François Mitterrand. L’avocat ira même jusqu’à réclamer que l’on débaptise les édifices officiels qui portent le nom de F. Mitterrand. Le général Aussaresses à qui l’animateur a demandé de confirmer ce que disait J. Vergès de façon explicite, à savoir que c’était François Mitterrand qui lui a donné l’ordre d’exécuter Larbi Ben M’hidi, se contentera d’un laconique : «Je suis obligé de vous répondre que ce sont les circonstances qui m’ont amené à ça», parlant avec une placidité qui sied à l’espion, au monstre froid qu’était Aussaresses.
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